Témoignage

L’AUTEUR

Delphine Deveaux

Directrice du Centre Régional Basse Vision et Troubles de l’Audition (CRBVTA)

 

Delphine Deveaux nous parle de la prise en charge des personnes avec un handicap visuel et/ou auditif par une équipe pluridisciplinaire dans laquelle la Sophrologie Caycédienne prend toute sa place.

Le Centre Régional Basse Vision et Troubles de l’Audition communément appelé CRBVTA propose depuis 10 ans une rééducation/réadaptation à destination des personnes avec un handicap visuel et/ou auditif résidant dans l’un des quatre départements de l’ancienne région Poitou-Charentes.

Cet établissement géré par le GCS Handicap Sensoriel accompagne plus de 250 patients par an pour leur permettre de retrouver une qualité de vie. Les patients qui présentent des troubles de l’audition souffrent d’une perte auditive, d’acouphènes et/ou d’hyperacousie.

Ouvert en 2009, la prise en charge de ces patients se fait par une équipe pluridisciplinaire sous la coordination d’un médecin oto-rhino-laryngologue, le Docteur Brigitte Davaillaud. Cette équipe est composée d’un audioprothésiste, d’orthophonistes, de psychologues dont une psychologue comportementaliste, d’une assistante de service sociale et d’une sophrologue caycédienne, Evelyne Stomboli.

Les Centres de rééducation/réadaptation spécialisés dans le handicap auditif sont peu nombreux en France et récents dans leur exercice dans le domaine sanitaire. En effet, on compte, à ce jour, 4 structures hospitalières qui proposent une hospitalisation de jour pour les personnes ayant des troubles de l’audition et elles sont ouvertes depuis moins de 10 ans. La prise en charge pluridisciplinaire des personnes souffrant d’acouphènes au sein d’une même équipe en un même lieu est donc rare.

Depuis l’ouverture, l’équipe pluridisciplinaire s’est structurée pour apporter une réponse de qualité aux patients. Une attention particulière s’est portée sur les patients acouphéniques qui se présentaient après des parcours de santé douloureux faits d’incompréhension, de méconnaissance et d’absence de résultats dans la diminution de leur souffrance.

Un parcours de prise en charge a été construit par l’équipe pluridisciplinaire grâce à leur compétence propre où la sophrologie a toute sa place. Cette discipline est complémentaire de la thérapie cognitive. Evelyne Stomboli, comme ses collègues, a eu à cœur de se former continuellement à la prise en charge des personnes souffrant d’acouphènes, tant à titre individuel à la lecture de recherches qu’au titre de la structure à travers l’adhésion et à la participation au réseau Afrepa (Association Française des Equipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie).

Depuis 10 ans, l’équipe pluridisciplinaire a conforté son expertise en acouphénologie. Les patients sont hospitalisés en hôpital de jour et bénéficient de l’intervention de plusieurs professionnels lors de leur venue à la demi-journée.

Le parcours débute par une phase d’évaluations qui permet de définir précisément les acouphènes et la gêne qu’ils procurent. La phase de réadaptation s’en suit basée sur la thérapie sonore mise en place par l’audioprothésiste, la thérapie cognitive par la psychologue TCC et la sophrologie caycédienne. Cette phase est d’autant plus efficace que le patient est pris en charge dans sa globalité. En effet, un accompagnement psychologique et social est proposé afin qu’au-delà des acouphènes, les autres éléments perturbateurs soient pris en compte.

Le protocole repose donc sur un processus de contournement d’attention et d’habituation. La sophrologie va axer son champ d’action sur ces deux axes, mais également sur la diminution du stress.

Au-delà de l’accompagnement en sophrologie, la sophrologue est garante de la mesure de la douleur du patient. Avant chaque séance et en fin de chaque séance, une évaluation est réalisée auprès du patient. Elle s’assure ainsi de l’efficacité du protocole mis en place et peut solliciter des ajustements en cas de modification significative du ressenti de la douleur.

Il est à noter qu’une prise hospitalière de la sophrologie est rare. Cela permet au patient d’en bénéficier par le biais d’une prise en charge financière de la sécurité sociale. Ainsi, la sophrologie peut être proposée en offrant le nombre de séances nécessaires sans avoir d’autre contrainte. C’est une véritable chance de pouvoir faire bénéficier les patients de la sophrologie dans le cadre d’une hospitalisation de jour c’est-à-dire dans la cadre d’un véritable parcours de soins, reconnu et financé comme tel.

De nombreux indicateurs sont mis en place de mesurer et garantir l’efficacité de la prise en charge du patient. Au-delà des chiffres, les patients expriment une réelle satisfaction de la prise en charge au CRBVTA et notamment par Evelyne Stomboli. En voici quelques extraits :

« J’ai beaucoup apprécié les contacts que j’ai eus avec Mme Gallais et Mme Stomboli. Nous avions une certaine complicité ce qui a permis un échange très positif. »

« Bonne adéquation vie professionnelle/planning CRBVTA. J’ai beaucoup apprécié de trouver dans un même lieu l’audioprothésiste, la sophrologue. Ainsi, je n’ai pas été obligé de me déplacer entre plusieurs structures. »

« Grâce à vous tous, j’ai retrouvé joie de vivre et confiance en l’avenir. A mesdames Gallais, Stomboli, Goursaud et Kosmicki, je voudrais dire toute ma reconnaissance, mes remerciements et combien j’ai été heureuse de venir à chacune des séances. »

« Je suis enchanté d’avoir rencontré Mme STOMBOLI. Elle est exceptionnelle. La sophrologie est entrée dans ma vie. Mme GALLAIS et Mme PEREIRA m’ont également bien aidé. Enfin un centre qui prend en compte les ravages des acouphènes. »

Evelyne Stomboli exerce la sophrologie avec un souci constant du patient. Elle a à cœur qu’ils retrouvent une qualité de vie et que leurs souffrances en soient diminuées. Elle intervient au sein du Centre avec une grande bienveillance que ce soit vis-à-vis des patients comme des professionnels. Elle met sa renommée au service de la structure et s’attache à faire connaitre au plus grand nombre que les acouphènes ne sont pas une fatalité, mais que des solutions existent.